Choisir pour éviter de subir

Publié le par Rémi

Lundi 1er décembre.

Retour au cinéma hier, Gabrielle et moi sommes allé voir "Les bureaux de Dieu". Le film de Claire Simon dépeint, dans un style très documentaire, la vie d'un centre du planning familial entre entretiens avec les femmes qui y viennent et interrogations des conseillères familiales. Je ne m'étends pas sur la valeur cinématographique de l'œuvre ni sur la qualité des interprètes, mais la vision de ce film a fait germer en moi quelques réflexions.

Blanches, noires, adolescentes, adultes, prostituées, bourgeoises, elles sont toutes différentes. Toutes différentes mais reliées pourtant par leur présence dans ce lieu. Au planning familial défilent des femmes aux parcours et aux discours variés, mais toutes sont là pour une chose : s'affranchir. Elles sont là pour avoir le choix, qu'elles souhaitent prendre la pilule sans en parler à leurs familles, obtenir une contraception d'urgence, avorter ou simplement entendre qu'elles ont le choix. Le choix de leur sexualité, le choix de garder ou pas un enfant, le choix de dire non aux conventions sans être jugées...

La principale vocation du planning familial n'est pas de prendre une décision à la place des femmes qui y viennent mais de leur donner les outils pour être actrice de leur féminité, de leur fécondité. Pour leur permettre de passer de "subir" à "choisir".
C'est paradoxal, mais tout cela me renvoie à notre propre aventure. Certes nous sommes dans une démarche totalement différente, voire même opposée : nous suivons une voie qui mène à la concrétisation de notre désir d'enfant alors que la plupart de ces femmes fréquentent le planning familial en vue d'interrompre une grossesse non désirée. Mais comme elles, nous voulons avoir le choix, mener notre barque comme bon nous semble, sans nous sentir prisonniers des décisions que voudraient prendre à notre place certaines personnes, toujours dans notre intérêt bien sûr.

Et bien je l'écris (le crie) haut et fort, notre intérêt est d'être pleinement acteurs de cette naissance à venir et de ne pas subir ce que le corps médical pense être bon pour nous. Tout ce nous lui demandons, c'est de répondre aux questions que nous nous posons sans a priori et sans tenter de nous convaincre de quoi que ce soit. De nous donner les outils qui nous permettront, en toutes circonstances, de prendre nos propres décisions, de choisir.


Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article